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Le lapin Nabaztag menacé d’extinction
Le 25 août 2009 par .
Après 6 ans d’existence, les lapins communicants Nabaztag pourraient disparaître. Depuis la fin du mois de juin, la société Violet, qui propose le mammifère aux grandes oreilles, est en redressement judiciaire. Reste un petit espoir, l’initiative "Sauvez Nabaztag !".
L’identité de Nabaztag
Le Nabaztag est un objet communicant représentant un lapin créé par Olivier Mével et Rafi Haladjian, et produit par la société française Violet en 2003. Ce lapin mesure 23cm de hauteur, pèse 418g et se connecte à Internet grâce aux ondes Wi-Fi. Il communique avec son utilisateur en émettant des messages lumineux, vocaux, ou en remuant les oreilles. Il peut diffuser des informations comme la météo, la qualité de l’air, la bourse, trafic routier, réception de courriel, etc... En 2006, Violet indique vouloir se lancer sur le marché américain, et connait un engouement très fort. La même année, un nouveau Nabaztag fait son apparition : muni d’un micro, il permet de laisser des messages vocaux sur un autre Nabaztag ou d’écouter des sons en lecture continue. Ce nouveau modèle est capable de reconnaitre des radio-étiquettes (RFID), qui si elles sont placées sur un livre, permettent la lecture de celui-ci par le Nabaztag.
La dernière chance ?
Après un chiffre d’affaires de 3,17 millions d’euros en 2007, ses revenus ont chuté à 2,2 millions en 2008. L’entreprise doit trouver un repreneur avant le 4 septembre, si elle ne veut pas mettre la clé sous la porte. Depuis le 14 août, Emmanuel Moll et Franck Nouyrigat (fans du lapin et investisseurs) ont lancé l’initiative "Sauvez Nabaztag !" et s’expliquent : "Nous pensons que les personnes qui connaissent le mieux les produits de l’entreprise sont nous, les clients, la communauté. Nous vous offrons donc la possibilité de devenir propriétaire d’une partie de l’entreprise en échange de votre argent, exactement comme si vous achetiez des actions d’une société cotée". L’objectif est de récolter 2 millions d’euros pour pouvoir solliciter une banque, puis élaborer une stratégie d’entreprise, avant de récupérer les fonds et d’enchérir.
- 94 000 euros ont déjà été promis en une semaine mais une solution de secours est déjà envisagée : "S’il s’avère que nous ne récoltons pas suffisamment pour le rachat de la société, nous pourrions utiliser l’argent pour racheter le code et le rendre open source (après consultation de la communauté ayant faite une promesse d’achat)", annonce l’un des auteurs de l’initiative.

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